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Musique de Sear Lui Même ( L'or Noir)

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Dimanche 6 février 2005

On arrive sur le free style on est clean disent-ils

Parmi ceux qui s’kiffent, j’crois que j’m’avale comme un bonne tise qui s’distille

T’es dans mon listing

Mon style scalpe, c’est pas du Bizkit

C’est mystique et t’fait un lifting

Sëar Lui-Même, rap amphibie

Pète tes enceintes, tu m’reçois 5 sur 5 sans CB

Mon style une grosse mare

De sang, Dans l’biz, plante ma tente

Evite l’attente

Et hante tes cauchemars

Evite le ghetto, les métaux

L’Etat, son veto, l’étau du béton

Dont j’connais l’écho

J’suis pas une guêpe sans dards

Quand ça s’endort , mon étendard standard

C’est un bédo dans l’cendar

Les coups s’déportent

Chez l’ennemi, on compte des pertes

Les bouches ferment comme des portes

Laisse place aux rimes expertes

Dur dur, pote, ici ça plante dard, dard

Tâte le gen-art tente pour en avoir

Ça tape des barbares

Certains s’perdent, tisent, entre prison et perquise

Vieux, j’ai qu’mes yeux pour faire l’expertise

J’suis dans la mouise

T’es tombé pile l’ami

Tes cages j’les lamine

Y’a un but devine qui l’as mis ?

Ici, l’asphalte t’enterre net

Dans des baraques de termites

C’est vif, on vit à l’âge de pierre à l’heure d’internet

J’sens, j’ai mis un froid homie

Mon opinion, moi j’dis qu’on n’y arrive pas sans génie

Sëar Lui-Même sans crew au volant

Son popo collant

Sort des paroles qui claquent et ton clan gémit

REFRAIN

Il reste que des cendres

Dans l’rap c’est qui qui règne ?

J’crois qu’ j’ vais prendre ses rennes

Et lui en faire des sangles

Ici c’est Sarcelles, si t’es dupe

Accroche tes lacets si c’est dur

J’suis pas venu pour séduire

J’l’ai phrasé qui t’éduque

J’aime bien mon océan, mon monde

Nos styles, no mode, nous c’est no skin, normal

Avec le son, on monte

Ce son, il pue la rue et dans c’t’odeur on vit

Car dans l’bordel on gît (putain l’bedo agit !)

Et faut s’maintenir en vie

La nuit ça vit, le jour ça dort

Le jour ça rit, la nuit ça crie, ça nie, ça meurt,

Après minuit ça mord

Au moins, tu connais l’sommaire

Soupçonne même tes semelles

C’est d’front qu’une guerre se mène

J’te réveille si t’avais sommeil

J’pond des hits pour la rue, avilit l’single

J’ai pas l’style gueule d’amour mais l’vice comme Beanie Seagle

A force de jalousie, tu t’branches un sonar

Pour pas finir pendu dans un sauna ou rappeur comme Solaar

J’fume mon bang et lâche ma bombe

Le monde abonde et si ça gronde

Ma grande

T’as 1 seconde pour ramener ta bande

1 passe à Aartop, le son est High-tech

Y’a juste à voir le beat qu’en redemande

Alors qu’j’le maltraite

Avant d’partir, à ceux qui m’aiment pas j’dis qu’c’est réciproque

Et qu’j’ai pas besoin d’aide ni de léche-bottes pour qu’mes récits portent

ALORS C’EST QUI ?

C’EST LUI-MEME

PAS D’E-MAIL QUI FAIT COULER L’RIMMEL

MAPPELLE PAS TIMAL

CAR J’SUIS PAS TON SAUCE

JCORRIGE CQUE TU DIS MAL MAN
COMME CA TU SAIS QUI MENE

                                                                                                      Qui a dit que les rappeurs n’étaient pas des auteurs ?

Par Doualla Roudoolph - Publié dans : textes
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Samedi 5 février 2005

On s’noie dans une rivière d’insatisfaction

Action mortuaire dans l’sanc tuaire du mal

Pour finir sur une civière

Il prend celui d’ton meilleur ami et quand il te l’a mis profond

Il s’confond dans l’paysage

Pour mon texte, accord parental souhaité,

Doté d’mental tu dresseras pas la bête sans la fouetter

Même si t’as raison et même si t’as tort

Si tu fais pas corps

Rien ne sert d’avoir la marteau d’Odin si t’es pas Thor

J’peux t’assurer ici des secs, des mates

Y’a des verts, des gris

Des gars aigris

Comme eux, j’ai pris échec et mat

Mais j’monte les échelons

Pas à pas, et debout garçon

S’il y a un hameçon au bout

J’t’assures moi j’serai pas l’appât

Ici, c’est pas les contes de Grimm

Tout se deale, grammes par grammes

On draine le drame, c’est pas une Dreamcast la came

Gosse illettré, flingues millimétrés

Qu’a jamais vu la mer qui fait le tour d’la tess pour être kilométré

Faut faire vite, perds pas l’nord pas

D’temps, ni d’connard

Qui vienne me dire, fils, qu’un pit ne mord pas

Corps calcinés

D’l’intérieurs, brûlés

Alors, quand on me dit que tout finit bien, moi, j’supporte pas l’ciné

D’mande à Ahmed, c’est toujours la même

Evite de dire amen, à moins qu’t’es une lame quand tu t’la ramènes

Textes au centimètre

Sentinelle dans l’boulot, avancer ! Eh, fils, tu n’nous rattraperas pas sans t’y mettre

Une vie d’épreuves sur un lit d’épaves

S’éloigne d’la rive lorsqu’on vend leur pav’

J’ai pas qu’mes yeux pour pleurer

J’ai une bouche à ouvrir et un cerveau dont j’me sers pour t’leurrer

 

LA RUE NOUS A LAISSE COMME HERITAGE

QU’NOS YEUX POUR PLEURER

REGARDE LA PISSE DANS NOS ETAGES

FILS, TU S’RAS ECOEURE

LES P’TITS FRERES JOUENT DANS LES HALLS

AVEC DES PIQURES USAGEES

POUR NOUS SORTIR DE LA

QU’EST CE TU VAS ENVISAGER

La rue a voulu m’avoir mais j’lui ai mis une esquive

Le pire, c’est que j’profite de ses bizs de manière exquise

J’lui esquisse un sourire

J’veux bien m’y nourrir

Car j’l’estime mais pas y mourir, donc j’reste sur ma presqu’île

J’lui laisse son héritage et tout ce qu’il comporte

On a déjà assez d’mal avec les croix qu’on porte

Qu’on sorte de cette sère-mi ternie, car c’est la seule amie qui nous réconforte

Faut qu’l’on suscite l’attention, soit la fierté d’nos p’tits frères

Pour les inciter à la réussite

J’veux pas qu’on m’taille comme Bernard Tapie

Eh, papy ! si t’es pas happy, écoutes c’qu’on fait, c’est une thérapie !

La rue, c’est une arme à double tranchant

Faut pas la prendre sans gants sinon tu succombes à ses penchants

Et franchement les emmerdeurs, c’est les poulets

On a envie d’les shooter

Quand ils nous poussent dans nos retranchements

Mais bon, on fait avec car on aime les bêtes

Dans l’quartier, c’est chacun pour soi, donc c’est toi qui éponges tes dettes

Et si tu vien dans ma rue couz’, amène pas ta sista

Sur ce, sur ce son made in Sarcelles, bien hasta la vista

                                                                                                     Qui a dit que les rappeurs n’étaient pas des auteurs ?

Par Doualla Roudoolph - Publié dans : textes
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